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Marie-Antoinette – Stefan Zweig

Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l’ »Autrichienne » Marie-Antoinette est la reine la plus méconnu de l’histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède la vérité.
S’appuyant sur les archives de l’Empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu’il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l’évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l’impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple.

Mon avis : Grâce à cette belle biographie, j’ai appris beaucoup sur Marie-Antoinette et sur cette époque de l’Histoire. J’ai ressenti de la compassion pour cette reine qui n’a pas su gouverner la France mais, comment lui en vouloir vu qu’elle a régné bien trop jeune ? son procès est juste horrible, on l’accuse même de choses qu’elle n’a pas commise. Bref, l’histoire de Marie-Antoinette m’a beaucoup touché ainsi que son affinité avec Fersen dont ce dernier sera toujours épris d’elle jusqu’à sa mort.
Stefan Zweig en plus de nous conter la vie de cette dernière va bien plus loin puisque c’est aussi toute une époque de l’Histoire qu’il nous dépeint avec la Révolution entre autres. Et bien que ce livre comporte cinq cents pages, il n’y aucun passage que j’ai trouvé longuet car le récit est toujours passionnant et instructif, il faut juste prendre le temps de le lire afin de mieux s’imprégner de l’époque et du pourquoi du comment.
Pour conclure, une biographie que je vous recommande de lire si vous avez très peu de connaissances sur Marie-Antoinette.

« C’est dans le malheur qu’on sent davantage ce qu’on est. »

« Versailles est construit pour prouver à la France que le roi est tout et le peuple rien. »

« Quand on veut croire ou voir une chose, on la croit ou voit volontiers. »

« Par l’intuition on peut toujours en savoir plus long sur un être que par la connaissance de n’importe quel document. »

Nom auteur en Z

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Mon ami Dahmer – Derf Backderf

Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland. Au début des années 1970, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d’amitié et font leur scolarité ensemble jusqu’à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l’un des pires serial killers de l’histoire des Etats-Unis. Arrêté en 1991, puis condamné à neuf cent cinquante-sept ans de prison pour une série de dix-sept meurtres, Dahmer, surnommé « le cannibale de Milwaukee », finira assassiné dans sa cellule en 1994. Mon ami Dahmer est le récit de la jeunesse de ce tueur.


Mon avis : Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’avais jamais entendu parler de ce serial-killer, c’est un ami qui m’a offert ce livre.
Ce que j’ai aimé dans ce récit, c’est avant tout le fait qu’il nous offre un point de vue de Jeffrey Dahmer par un ancien camarade de classe donc l’auteur lui-même. Il précise bien que ce roman graphique n’a pas été écrit dans le but de ressentir de la compassion pour Dahmer mais, que durant l’adolescence de ce dernier, il y avait déjà certains signes avant-coureur qui auraient pu alarmer les adultes sur ce qu’il allait devenir.
Jeffrey Dahmer grandit dans un milieu familial compliqué : ses parents divorcent au moment où il commence à ressentir un besoin obsessionnel de tuer. Avant de franchir ce pas, il plonge dans l’alcool aux abords du lycée pour « faire taire » ses pulsions. Beaucoup d’élèves s’en aperçoivent et donc l’auteur aussi mais, Dahmer est un garçon solitaire, étrange certes, mais qui ne cause pas d’ennuis à cette période. D’ailleurs, c’est ce que disent plus tard les professeurs qui l’ont eu pour élève et c’est pour cela qui n’ont pas réagit.
« Mon ami Dahmer » est un roman graphique très intéressant qui en plus de nous conter la jeunesse de ce tueur, nous fait prendre conscience que l’on devrait intervenir quand on ressent un certain mal-être chez un individu, même si ça ne change pas son devenir.

« Dahmer savait pertinemment que ses pulsions sexuelles étaient malsaines et déviantes. Mais il n’avait personne vers qui se tourner. Il était seul avec son cauchemar. « C’était impossible à partager », expliquerait-il par la suite. Cette obsession des cadavres et des viscères hantait Dahmer, mais elle le remplissait aussi de révulsion et d’un sentiment grandissant de panique. »

« Depuis cette nuit-là dans l’Ohio, depuis cette impulsion nocturne, plus rien n’a été pareil. Ca vous marque à vie. Après cet événement, je me disais que j’allais essayer de vivre aussi normalement que possible et d’enterrer tout ça, mais ces choses-là ne restent pas enterrées. » – Jeff Dahmer entretien avec le Dr Kenneth Smail, psychologue – Police du Milwaukee, 26 août 1991.


Lu dans le cadre du challenge Shiny Summer – Menu : Sable chaud / Catégorie : Château de sable.

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Histoire de ma vie – Charles Chaplin

Charlie Chaplin… A travers son personnage légendaire de Charlot, il a tout donné au public : les émotions les plus pures, rires et pleurs mélangés, les plus folles, les plus déconcertantes !
Ici c’est lui-même qu’il livre dans une autobiographie riche de surprises et de découvertes sur cet homme dont on croyait tout connaître !
Son enfance à la Dickens dans les faubourgs londoniens, ses débuts parisiens, sa lumineuse carrière mêlée à l’âge d’or d’Hollywood, ses découvertes géniales de mise en scène, ses fabuleuses rencontres : Einstein, Wells, Cocteau, Churchill…
Une vie virevoltante, une confession tendre et vraie où Charlot nous ravit plus que jamais, car ici il joue son plus beau rôle : celui d’un homme fort et fragile qui se dévoile avec la pudeur des grands.

Mon avis : J’ai beaucoup apprécié cette autobiographie car Charlie Chaplin se livre à ses lecteurs avec une certaine sincérité. On ressent à quel point il était courageux malgré une enfance quelque peu difficile, il a toujours été optimiste.
Il a réussi à garder le succès avec ses films muets face au début des films parlant grâce à son talent et à son obstination.
C’est aussi quelqu’un qui a connu pas mal de déceptions en amour jusqu’au jour où il trouve enfin la femme de sa vie.
De plus, l’Amérique finit par lui jeter des bâtons dans les roues soi-disant à cause d’un de ces films, du fait qu’il ne prenne pas la nationalité américaine et aussi parce qu’il n’est pas pour un parti politique plus qu’un autre. Car Charlie Chaplin c’est avant tout quelqu’un qui appréciait l’être humain peu importe de quel parti il est, il s’attache avant tout à la connaissance et à la personnalité d’autrui.
Ainsi, on se rend compte à quel point Chaplin était un être à part entière et qu’il a toujours été plus apprécié que détesté. C’est un homme que l’on découvre au début un peu mélancolique mais qui à la fin vit le bonheur en Suisse avec sa famille dont il profite.
Ce qui m’a plu aussi ce sont toutes ses rencontres avec des personnalités célèbres dont il nous livre ici certaines de ses discussions avec elles. D’ailleurs, sa rencontre avec Cocteau m’a bien fait sourire et celle avec H.G. Wells est très intéressante.
Son autobiographie c’est aussi évidemment l’histoire du cinéma qui nous est contée et de manière passionnante.
Pour conclure, j’ai pris certes un certain temps à lire cette autobiographie de presque six cent pages mais j’ai pris plaisir à en savoir plus sur Charlot et la manière dont c’est écrit ne manque pas d’intérêt, ça a même un côté philosophique avec toujours une petite morale qui pousse à la réflexion.

« La jeunesse toutefois constitue un extraordinaire élément d’optimisme, car elle sent d’instinct que l’adversité n’est que temporaire et qu’une période continue de malchance est tout aussi improbable que le sentier tout droit et étroit de la vertu. Dans un cas comme dans l’autre, il doit bien finir par y avoir un tournant. »

« Dans toute comédie, l’attitude à prendre est extrêmement importante mais il n’est pas toujours facile d’en trouver une. »

« Mon personnage apportait quelque chose de différent, les Américains ne le connaissaient guère, et moi non plus d’ailleurs. Mais, avec mon costume, j’avais l’impression qu’il était une réalité, une créature vivante. A vraie dire, il faisait jaillir en moi toute sorte d’idées folles dont je n’aurai jamais rêvé avant d’être déguisé et maquillé en vagabond. »

« L’erreur de nombreux acteurs qui ont du succès, c’est de vouloir se faire voir et admirer : ça ne fait que détruire les illusions ! »

« Le froid, la faim et la honte née de la pauvreté sont plus susceptibles d’affecter la psychologie. »

« Cela peut paraître prétentieux, mais le burlesque exige une psychologie plus stricte. »

« Des journalistes m’ont demandé comment me viennent les idées de mes films et jusqu’à ce jour, je n’ai jamais pu leur répondre de façon satisfaisante. Au long des années, j’ai découvert que les idées vous viennent quand on éprouve un désir intense d’en trouver ; l’esprit devient ainsi une sorte de tour de guet d’où l’on est à l’affût de tout incident susceptible d’exciter l’imagination : de la musique, un coucher de soleil peuvent donner une image à une idée. »

« L’élimination après l’accumulation, c’est ainsi qu’on peut découvrir ce qu’on veut. »

« Pour moi, les savants et les philosophes sont des romanciers sublimes et qui canalisent leurs passions dans une autre direction. »

« Il y a plus de faits et de détails valables dans les œuvres d’art qu’il y en a dans les livres d’histoires. »

« L’obstination est le chemin de la réussite. »

« Quand un monde de déceptions et d’ennuis s’abat sur vous, si l’on ne s’abandonne pas au désespoir, on se tourne soit vers la philosophie, soit vers l’humour. »


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Métaphysique des tubes – Amélie Nothomb

Parce qu’elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles – déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l’ont surnommé la Plante. L’intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c’est Dieu.
Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n’est pas éternelle, même au pays du Soleil levant…
Avec cette « autobiographie de zéro à trois ans », Amélie Nothomb nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon avis : Après avoir terminé cette lecture, je me suis rendue compte combien cette autobiographie est essentielle si l’on veut connaître davantage Amélie Nothomb. Aimant cette autrice, j’ai appris beaucoup sur son enfance, j’ignorai que c’est à partir de deux ans et demi seulement qu’elle s’exprime enfin et qu’elle apprend à marcher. La chose qui lui a donné ce déclic et que je ne peux vous révéler, m’a beaucoup attendri.
J’a été aussi touché par la relation entre elle et une des gouvernantes japonaises, à se demander si Amélie n’avait pas plus d’affinité avec elle qu’avec ses parents et d’ailleurs, à son jeune âge, elle s’exprime davantage en japonais qu’en français.
Avec cette autobiographie, Amélie Nothomb dévoile des passages joyeux mais aussi des remises en question durant son enfance. Elle s’avère aussi bien plus intelligente qu’elle n’a voulu le faire paraître.
« Métaphysique des tubes » c’est aussi le Japon qui prime avec sa culture et sa beauté des saisons et des paysages, ce dont Amélie a découvert en premier avant de connaître la Belgique.
Pour conclure, cette courte autobiographie m’a touché mais aussi m’a fait sourire car, comme à son habitude Amélie Nothomb n’hésite pas à jouer de sa plume et à faire certaines métaphores.

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La main secrète de Louis XIV – Jean-Yves Barzic & Marie-Christine Lacour

Illustre en son temps… mais oublié de nos jours… Toussaint Rose fut pourtant un des témoins de tout premier plan du règne de Louis XIV.
Originaire de Provins, ville pour laquelle il gardera un attachement particulier, il entre au service de Richelieu avant de seconder Mazarin, aux côtés de Colbert dans la lutte contre la Fronde. La reconnaissance du cardinal lui vaut celle du Roi Soleil qui fait de lui son secrétaire « chargé de la plume » : tout le courrier du cabinet du roi passe entre ses mains, avec le privilège de rédiger et signer des lettres du roi. Il en imite à la perfection le style, l’écriture et la griffe : une fonction hypersensible, jalousée, plongeant dans les coulisses du pouvoir : il lui arrivait d’être au courant des affaires du royaume, avant même les ministres ! « Ce bonhomme, dira le Saint Simon, était fin, rusé, adroit et dangereux. Avoir la plume, ajoute-t-il, c’est être faussaire public, et faire par charge ce qui coûterait la vie à tout autre. »
Couvert par le roi d’argent et d’honneurs, il sera fait marquis de Coye, président de la Chambre des Comptes de Paris, et, siégeant à l’Académie française, deviendra l’ami de Racine, Boileau, Molière… et l’adversaire de La Fontaine et de Fontenelle.
« La main secrète de Louis XIV » se veut non seulement le portrait haut en couleurs de l’espion de Mazarin, du familier du Roi Soleil et d’un personnage énigmatique et secret, mais nous révèle également des aspects peu connus des coulisses politiques et culturelles du siècle… Toute une atmosphère restituée avec une verve singulière…

Mon avis : Ce livre n’est pas qu’une simple biographie de Toussaint Rose puisque l’on apprend beaucoup de choses sous le règne de Louis XIV. Il y a certains personnages que j’ai apprécié retrouver comme Mazarin sur lequel j’ai appris davantage sur son influence et ses agissements.
Etant donné aussi que cet ouvrage est divisé en plusieurs chapitres bien distincts dans lesquels Toussaint Rose a toujours un rôle, il est donc question de la Fronde mais aussi de l’importance de l’Académie française entre autres. Ainsi, on apprend beaucoup sur des auteurs tels que Racine, Molière, Boileau et bien d’autres encore. Un chapitre que j’ai vraiment apprécié.
Pour revenir à Toussaint Rose, qui m’était totalement inconnu avant de lire ce livre, je peux retenir que c’était un homme d’une grande importance auquel Louis XIV était attaché et à qui il se fiait pour tous les sujets. Les auteurs ont fait un travail remarquable dans leurs recherches et ont eu la bonne idée de mettre en avant cet homme.
Il y a certains points par contre qui sont un peu plus complexe à comprendre si l’on n’a pas assez de connaissances sur certains sujets, vu que les auteurs effleurent juste certains événements du règne de Louis XIV donc à des moments j’ai trouvé certains passages un peu longuets et je me suis sentie un peu perdue. Cela dit, ce n’est pas non plus un récit barbant pour ce genre de lecture, il va à l’essentiel et reste essentiellement centré sur les rôles qu’a tenu Toussaint Rose.
Pour conclure, c’est un ouvrage intéressant que je conseille aux personnes passionnées de l’époque du règne de Louis XIV.

« On imagine qu’en ces temps de classicisme, la langue française était autrement plus respectée qu’elle ne l’est aujourd’hui. A la Cour, l’emploi d’un terme inapproprié, ou insuffisamment relevé valait à son auteur les plus cruels sarcasmes. »

Un grand merci à Babelio et aux éditions Temporis


Les rêveurs – Isabelle Carré


Quand l’enfance a pour décor les années soixante-dix, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux.
Isabelle Carré dit les couleurs acidulées du moment, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

Mon avis : Bien que l’histoire d’Isabelle Carré est touchante, j’ai été un peu dérouté par la narration que j’ai trouvé assez dispersée du coup, à des moments je me suis sentie perdue, ne sachant plus si elle parlait d’elle ou bien de sa mère.
A côté de cela, il y a quand même des parties de sa vie qu’elle nous relate qui sont émouvants sans être larmoyants.
En lisant ce récit, il faut reconnaître qu’Isabelle Carré fait preuve d’un certain courage pour se dévoiler ainsi, surtout que son enfance n’a pas été simple et lui laisse toujours des traces à l’intérieur d’elle-même.
Pour conclure, même si je sors plutôt mitigée de cette lecture, j’ai quand même pris plaisir à découvrir cette actrice à travers son autobiographie.

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L’histoire de Chicago May – Nuala O’Faolain

En 1890, quand May Duignan débarque aux Etats-Unis en provenance de son Irlande natale, elle n’a pour tout bagage que son intrépidité, sa frimousse ravageuse et une bourse contenant les économies volées à ses parents. C’est le début d’une longue vie de crimes et d’aventures. Du Nebraska à New York, de Londres à Paris, celle que l’on appelle désormais Chicago May sera tour à tour prostituée, arnaqueuse, danseuse de revue et braqueuse de banque. Elle connaîtra la fortune et la déchéance, les palaces et la prison, mais jamais elle n’abdiquera face aux événements. Fascinée par ce destin hors du commun, Nuala O’Faolain témoigne de sa quête pour comprendre et raconter cette femme et son temps.

Mon avis : C’est sur la blogosphère que j’ai découvert ce livre et que j’ai appris l’existence de Chicago May car je n’avais jamais entendu parler d’elle auparavant.
J’ai trouvé que Nuala O’Faolain a fait un travail remarquable en écrivant cette biographie puisqu’elle a commencé avec peu d’éléments et pour ensuite continuer à faire des recherches. Elle s’est lancé un défi avec passion jusqu’à aller à des endroits où Chicago May a dû s’y trouver autrefois.
Chicago May était comme le dit la quatrième de couverture, une femme intrépide qui pour moi m’a semblé être à la fois sensible intérieurement mais qui voulait aux yeux des autres se montrer forte. De la manière dont l’autrice nous parle d’elle, on ne peut ressentir que du respect envers May. Il faut dire aussi que sa déchéance est dû aussi à de mauvaises rencontres sur son passage, bien que cela ne l’excuse pas de tout. Il y a aussi le Chicago de l’époque qui ne l’a pas aidé et cela l’autrice nous le décrit très bien car il y a une certaine déchéance qui y règne et la prostitution n’est pas rare. Chicago May a dit dans son journal qu’elle ne couchait pas avec les hommes, qu’elle les entraînait juste et qu’elle volait leur argent avec l’aide d’un complice. L’argent qu’elle obtenait facilement était vite dépensé et pire encore avec les hommes qu’elle a eu dans sa vie.
Je n’irai pas plus loin dans l’histoire de cette femme qui mérite d’être connue car, cela serait vous gâcher l’envie de lire ce livre. Par contre, je peux vous dire que ce récit est vraiment intéressant puisque l’on apprend aussi beaucoup sur cette époque et plus particulièrement aux Etats-Unis. Il est bien évidemment aussi question de l’Irlande et de ses mœurs.
Pour conclure, dès que j’ai commencé cette biographie agrémentée de photographies, je ne l’ai plus lâché car on ressent l’investigation de l’autrice quand elle l’a écrit et pourtant, je m’attendais à ce que la vie de Chicago May soit plus insolite et me surprenne davantage.

« Elle n’avait pas besoin de savoir pourquoi elle partait. Sa fuite même était sa conscience. »

« La joie de vivre, écrit May, et l’amour romantique, chevaleresque, m’ont fait entrer dans le crime. »

« Les gens mènent des vies intéressantes qu’ils lisent des livres ou non, et ils n’ont pas besoin d’entendre parler de moralité pour être moraux. »

« En ces temps qui ont précédé la Première Guerre mondiale, alors que les bureaucraties nationales et internationales n’avaient pas encore perfectionnées leurs systèmes, les gens pouvaient prendre le nom qu’il leur plaisait. »


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Violette Nozière – Jean-Marie Fitère

Empoisonnement, parricide, inceste : tels sont les éléments apparents et controversés d’une affaire judiciaire hors-série et hors du temps. Le crime commis en 1933 par Violette Nozière est sans âge. Il trouve ses motivations indirectes dans le malaise d’une jeunesse face à une société en crise, plus précisément dans une inadaptation au milieu familial.
C’est pour y échapper que la parricide de dix-huit ans, « pervertie d’occasion », a perpétré un forfait sans excuse aux yeux de la justice.
« Le crime de Violette Nozière, s’était écrié l’avocat général aux Assises est de ceux qui écartent de la pensée et du cœur la moindre pitié et la moindre indulgence. » Et pourtant… La condamnée à mort est grâciée une première fois par le Président de la République Albert Lebrun en 1942, le Maréchal Pétain, chef de l’Etat français, ramène à douze ans la peine des travaux forcés à perpétuité : en 1945, le Général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire, annule une interdiction de séjour de vingt ans. Enfin, en 1963, la Cour de Rouen prononce la réhabilitation de Violette Nozière : fait unique dans l’histoire de la justice française, s’agissant d’un condamné à mort pour crime de droit commun.
Pour saisir le sens de ces mesures si éloignées des réquisitions de l’accusateur, il faut se pencher sur cette affaire qui a occupé la justice pendant trente ans, passionné l’opinion, inspiré des poètes comme Eluard et Breton, des peintres comme Ernst, Magritte, Giacometti.
Voici Violette Nozière. Ses amours, ses crimes, son expiation et son rachat : sa fin. Autant que l’évocation d’un sombre drame encore entouré de mystères, ces pages sont le roman d’une vie, un roman d’un réalisme cruel, éclairé par de fulgurantes lueurs de pureté et de tendresse.

Mon avis : Bien que je connaissais de nom Violette Nozière, j’ignorais tout de ses crimes. Ainsi, dans ce récit l’auteur nous plonge avec passion dans la vie de cette criminelle dès son jeune âge jusqu’à sa mort. On découvre donc une fille aimée par ses parents qui ne veulent pas voir qu’elle se dévergonde de jour en jour, ils semble croire ses mensonges jusqu’au jour où le doute s’installe quand leur argent se volatilise de leur cachette.
Violette Nozière rêve de richesse, de connaître les sensations de l’amour et donc, elle est prête à tout pour subvenir à ses envies. Au fil des pages, je n’ai pas cessé d’être indigner envers son comportement et le pire c’est quand elle accuse son défunt père, qu’elle a empoissonné, d’avoir abusé d’elle. Sa pauvre mère, qui au début est révoltée et n’a plus d’estime envers sa fille finit quand même par la pardonner : et oui, c’est son enfant et malgré tout elle l’aime.
Ce livre est vraiment remarquable car on apprend beaucoup sur Violette Nozière mais aussi sur les procès de cette époque. Et donc, le lecteur ne peut être qu’offusqué par le destin de cette criminelle ou bien « satisfait » de la savoir en liberté après s’être rachetée. Pour ma part, elle ne méritait certes peut-être pas la peine de mort mais, le mal qu’elle a fait ne devait pas être « pardonnable » après, si sa mère elle-même lui a pardonné alors, on ne peut que se réjouir pour cette dernière de retrouver sa fille.
Pour conclure, j’ai adoré ce livre et la plume de l’auteur y est pour beaucoup car elle est dynamique et nous entraîne avec un véritable plaisir dans ce fait-divers et à aucun moment j’ai trouvé des longueurs ni de passages barbants. Bref, cette lecture est un énorme coup de cœur pour moi !


La Marquise des Ombres – Catherine Hermary-Vieille

Après une enfance endeuillée par la mort de sa mère, Marie-Madeleine d’Auvray arriver en 1643 à Paris, où son père est nommé lieutenant civil. Marie-Madeleine rêve sa vie future et s’imagine grande dame, riche, fêtée et, par-dessus tout, aimée. Le mariage organisé par son père avec Antoine Gobelin, bientôt marquis de Brinvilliers, ne lui apportera que le confort financier et ne comblera pas ses désirs. Ses deux passions profondes vont alors très vite trouver à s’incarner en deux hommes qui seront mêlés à toute sa vie : l’argent en Pierre-Louis de Penautier, trésorier des états de Languedoc et homme d’affaires, et l’amour, en Jean-Baptiste de Sainte-Croix, aventurier et alchimiste.
Dès lors, le destin de la marquise de Brinvilliers est tracé. Dépensant sans compter pour satisfaire ses goûts de luxe et encore plus ceux de son amant, se lançant dans des placements aventureux conseillés par Penautier, elle vivra des années brillantes sans cesser d’être au bord de la ruine. Prête à tout pour sauver les apparences qui lui tiennent lieu de bonheur, Marie-Madeleine ne saura pas arrêter l’enchaînement infernal qui la mènera jusqu’au crime.
Autour d’une femme entraînée par sa faiblesse et ses passions, Catherine Hermary-Vieille a peint la vie d’une société et d’une époque où l’éclat des uns ne cache pas la misère des autres. Un extraordinaire travail de recherche lui a fait découvrir un personnage fascinant, émouvant, inoubliable, que sa sensibilité et son talent lui ont permis d’animer.

Mon avis : Avant toutes choses, je tiens à préciser que Marie-Madeleine d’Auvray m’était inconnue avant de découvrir ce livre.
Je vais davantage vous parler sur mon ressenti envers cette marquise, déjà elle a vécu quelque chose de terrible durant son enfance avec son professeur de dessins qui ne cessera de la hanter toute sa vie : ce qui engendra une certaine barrière entre elle et son mari Antoine Gobelin, bien qu’il ne sache rien même si, ce dernier lui donnera des enfants.
Ainsi, quand elle voit pour la première fois Jean-Baptiste de Sainte-Croix, un ami d’Antoine, elle succombe de suite à lui tant ils sont identiques et cela a l’air réciproque pourtant, Jean-Baptiste n’est pas fortuné mais, Marie-Madeleine subvient à ses besoins. Mais, aimant tout deux l’argent et le luxe, les dettes vont s’accumuler et donc, Jean-Baptiste n’hésitera pas à demander de l’argent pour lui à Marie-Madeleine pensant s’enrichir grâce aux placements effectués chez Penautier.
C’est à partir de ce moment-là que j’aurai eu envie que Marie-Madeleine se réveille, car naïve et trop amoureuse pour voir que ces deux hommes qu’elle aime d’une manière différente la manipule. Elle se soumet totalement à Jean-Baptiste qui rien qu’à la parole obtient tout d’elle et qui entraînera donc la distance avec sa famille et engendrera des crimes pour obtenir des héritages.
A travers cette biographie romancée, j’ai ressenti une certaine compassion pour Marie-Madeleine car quand elle avait de l’amour pour quelqu’un elle le donnait en toute confiance pourtant, pour la plupart d’entre eux, ils se sont révélés être des « ennemis ». Malgré cela, ça n’excuse pas ce qu’elle a fait envers sa famille bien que l’amour l’a rendu aveugle et surtout soumise.
Pour conclure, j’ai adoré ce livre qui dépeint une époque que j’apprécie et qui m’a fait découvrir Marie-Madeleine d’Auvray : un personnage inoubliable.

« L’amitié est suffisante quand elle est éternelle »

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Des pages et des îles

Coco Chanel : un parfum de mystère – Isabelle Fiemeyer

Isabelle Fiemeyer restitue d’une écriture romanesque la vérité fragmentée d’une petite fille abandonnée devenue une figure majeure du XXe siècle. Pour saisir, derrière l’image publique, une personnalité discrète et tourmentée, elle s’appuis sur des documents inédits.
Témoignage phare, celui de Gabrielle Labrunie, petite-nièce de Coco Chanel, qui vécut dans son intimité pendant plus de quarante ans. C’est la seule fois qu’elle a accepté de partager ses souvenirs sur celle qu’elle appelait « Auntie Coco ».

Mon avis : Avant de lire cette courte biographie, j’ignorais tout de la vie de Coco Chanel. Ainsi, j’ai appris qu’à l’âge de douze ans, elle et ses sœurs ont été placé par leur père dans un orphelinat suite au décès de leur mère. Elle gardera pendant un moment l’espoir que son père viendra la rechercher, c’est aussi cet espoir qui lui fait surmonter cet abandon. C’est aussi dans cet établissement que son style s’imposera et qu’ensuite, de rencontres en rencontres, elle pourra alors devenir créatrice de mode.
Gabrielle Chasnel dite « Coco Chanel » est décrite comme une personne discrète, acharnée au travail, et toujours présente pour ses amis pour qui elle n’hésitera jamais à leur venir en aide financièrement ou d’une quelconque autre manière.
J’ai pu constater également à travers cette lecture, qu’elle avait eu des amateurs mais pas de véritable amour, puisque ses plus proches amis intimes se sont mariés tout en gardant quand même avec elle une relation amicale. Il y en a eu pourtant un qu’elle aimait, Boy Capel, qui malheureusement décède trop tôt dans un accident de voiture. Au fil du temps, Coco Chanel perd ceux qu’elle aime, broie du noir car son passé ressurgit et se sent toujours abandonnée.
Ce que j’ignorais aussi c’est qu’elle avait fermé sa maison de couture durant quatorze années c’est-à-dire de 1939 à 1953. Donc, à la réouverture et lors de sa nouvelle collection, la France « rejette » son style, par contre l’Amérique l’adopte tout de suite. Coco Chanel est une femme qui est certes discrète mais qui s’impose avec son style vestimentaire et ce n’est pas Elsa Schiaparelli qui lui fait peur puisqu’elle ne la considère pas comme une concurrente de la mode.
Pour conclure, cette courte biographie sur Coco va à l’essentiel et permet aux lecteurs d’apprendre davantage sur cette créatrice de mode hors du commun à cette époque.

« Je trouve ignoble et vulgaire de se promener avec des millions autour du cou. Les bijoux ne sont pas faits pour avoir l’air riche, mais pour avoir l’air paré. »

« A plus de soixante-dix ans, elle se bat toujours pour imposer son style, son image ou plutôt l’image de ce qu’elle fut, encore jeune, désirable, amoureuse. Une femme intemporelle, immobile, comme figée dans son attente, l’attente de l’amour. « On ne sait jamais quand on a un rendez-vous avec le destin. », aime-t-elle répéter. Elle dit aussi : « Une femme est toujours trop habillée, jamais assez élégante » et, « L’élégance du vêtement, c’est la liberté de bouger. » «