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Je revenais des autres – Mélissa Da Costa

Philippe a quarante ans, est directeur commercial, marié et père de deux enfants. Ambre a vingt ans, n’est rien et n’a personne. Sauf lui. Quand, submergée par le vide de son existence, elle essaie de mourir, Philippe l’envoie loin, dans un village de montagne, pour qu’elle se reconstruise, qu’elle apprenne à vivre sans lui. Pour sauver sa famille, aussi.
Je revenais des autres est l’histoire d’un nouveau départ. Le feuilleton d’un hôtel où travaillent une bande de saisonniers tous un peu abîmer par la vie. Le récit de leurs amitiés, doutes, colères, rancœurs, et de leurs amours. Le roman des autres, ceux qu’on laisse entrer dans notre vie, ceux qui nous détruisent mais surtout ceux qui nous guérissent.

Mon avis : Tout d’abord je tiens à préciser que c’est une amie qui m’a prêté ce livre et donc, j’appréhendais un peu cette lecture car ce n’est pas trop mon genre de prédilection mais, je dois reconnaître que j’ai beaucoup aimé ce roman.
Bien que les premières pages, me laissait distante envers Ambre, c’est une fois qu’elle se retrouve à Arvieux que je l’ai de plus en plus apprécié. Il faut dire aussi que ses proches amis qu’elle va se faire là-bas, Rosalie et Tim, sont très attachants et forment un trio que l’on prend plaisir à suivre.
Ce roman est une hymne à la vie où chaque protagonistes traînent des casseroles et qui s’entraident pour surmonter leur passé. Ainsi donc, j’ai pris un véritable plaisir à les suivre dans un décor montagnard que je me suis bien imprégnée tout au long de ma lecture.
Que ce soit Tim, Rosalie ou bien Ambre, je me suis sentie de plus en plus proche d’eux au fil des pages tant ils sont touchants et crédibles dans leur comportement.
Pour conclure, j’ai vraiment passé un agréable moment, totalement dépaysant, avec ce roman.

Ils en parlent aussi :
Les Paravers de Millina, She reads a book, Mes échappées livresques, Aude bouquine, L’île aux 30 polars, Le Capharnaüm éclairé

L’illusion – Maxime Chattam

Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l’été. Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces « visions » qui le hantent et cette disparition soudaine…
Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu’à douter de sa raison…
Bienvenue à Val Quarios, où la mort rôde avec la gourmandise d’une tempête d’été.

Mon avis : Dès qu’Hugo arrive à Val Quarios, l’ambiance devient oppressante, on s’imagine très bien le décor de cette station de ski où Hugo va être confronté à d’étranges hallucinations, entre autres. Au fil de ses ressentis, je me suis mise à douter sur son état psychologique car il partage, avec nous lecteur, ce qu’il croit voir et entendre. Quand enfin il trouve une alliée en la personne de Lily, je me suis dis que Val Quarios ne peut être qu’hantée ou bien il y a un tueur parmi les saisonniers. Ainsi, tout comme Hugo on s’interroge sur ce qui se déroule et sur les divers protagonistes, surtout quand une saisonnière est retrouvée morte.
Ce roman de Maxime Chattam est donc très addictif, sans temps morts, on tourne vite les pages tant on veut connaître le dénouement qui est totalement impensable et bien travaillé.
Le seul petit bémol que je peux reprocher dans ce thriller c’est qu’il m’a été impossible de voir Hugo en trentenaire car dans ses réflexions et dans son comportement, il m’a fait plus penser à un adolescent voir à un jeune homme d’à peine vingt ans.

« Il y a des vérités plus effrayantes que l’ignorance. »

Ils en parlent :
Encore un livre, Des livres et moi, She reads a book, La Papivore

Repose-toi sur moi – Serge Joncour

Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun hormis un problème de corbeaux qui ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, lui sait comment s’en débarrasser. Cette rencontre improbable les éloignera peu à peu de leur routine et les conduira sur le chemin périlleux de la complicité jusqu’à l’égarement amoureux.

Mon avis : Premier livre de l’auteur que j’ai lu et j’ai bien aimé, pourtant, au premier abord ce n’est pas trop mon genre de lecture, mais là je dois dire que j’ai aimé suivre Ludovic et Aurore dans leur relation naissante. Il faut dire que l’auteur a su rendre ses protagonistes crédibles et attachants et, son écriture étant fluide et sans temps morts cela rend vraiment le roman addictif.
En plus d’être une histoire d’amour, il y a quand même à côté le sujet de styliste, avec l’enjeu de créer son entreprise qui est traité à travers le travail d’Aurore.
Néanmoins, il ne faut pas non plus s’attendre à un « grand roman » car ça reste tout de même du « déjà vu » mais c’est une lecture idéale pour un moment de détente sans prise de tête.
Pour conclure, j’ai passé un agréable moment de lecture malgré que la fin ouverte ne m’ait pas plu, c’est une manière de terminer un livre avec laquelle j’ai toujours du mal.

« Si on se plante on ne se relève pas, à Paris l’échec est une peine à vie. »

« Parfois il n’y a plus que soi pour se réconforter. »

« Parfois, on en vient facilement à douter de soi, surtout quand il s’agit de s’imposer, de s’imposer fermement. »

« Il y a des êtres comme ça, qu’on ressent fortement, et même si on ne les connaît pas, même si ça se passe mal, d’instinct on se sent lié à eux. »

« Quand d’un coup on s’embrasse, c’est que vraiment on n’en peut plus de cette distance, même collés l’un à l’autre on a la sensation d’être encore trop loin, pas assez en osmose, de là vient l’envie de se fondre, de ne plus laisser d’espace. »

« Dans la vie même quand on la conçoit idéale ou grandiose, on se fait toujours rattraper par des problèmes d’intendance, parfois ils se déchaînent, ils s’accumulent et on ne voit plus que ça. »

« On ne sait pas bien comment on apparaît aux autres. »


Ils en parlent :
Krol, Mot-à-Mots, Killing79, Tu vas t’abîmer les yeux

Les morsures de l’ombre – Karine Giebel

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.
A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

Mon avis : Le commandant Benoît Lorand se réveille dans une cave, enfermé à l’intérieur d’une cage sans avoir le moindre souvenir de la manière dont il a atterrit dans ce trou à rats. Sa tortionnaire est une certaine Lydia, une belle jeune femme rousse qui a quelques problèmes psychologiques. Apparemment cette dernière lui reproche quelque chose dont Benoît lui affirme en être innocent mais celle-ci ne le croyant pas, a bien décidé de le faire souffrir. De leur côté, les collègues de Benoît peinent à retrouver sa trace.
A travers ce roman policier, Karine Giebel nous offre un récit glaçant car les douleurs que Benoît subit sont juste inimaginables et horribles ainsi, on se demande si son cauchemar va s’arrêter. Quant à Lydia, on la voit de plus en plus sombrer dans la folie et donc devient davantage terrifiante.
A chaque instants, j’ai essayé de comprendre ce qu’a bien pu faire Benoît, s’il disait vrai quand il affirmait être innocent bref, jusqu’au dénouement j’ai été tenu en haleine. D’autant plus que la fin est totalement imprévisible.
Pour conclure, j’ai passé un très bon moment avec ce livre dans lequel il n’y a pas de temps morts et la tension entre Benoît et Lydia monte crescendo.

« On agit mieux lorsque l’on comprend. On lutte plus facilement contre un adversaire dont on cerne la psychologie. »

Ils en parlent :
Les Paravers de Millina, Violette, Tranches de livres

Le Lys rouge – Anatole France

Le Lys rouge (1894) raconte la liaison d’une femme du monde, mariée à un homme politique, avec un artiste. Un voyage à Florence (que symbolise le titre) couronne cette union charnelle et mystique. Bientôt, la jalousie s’insinue dans le cœur de l’amant, qui met fin à la liaison. Ce roman, unique en son genre dans l’œuvre, maintenant réhabilitée et revenue à la mode, d’Anatole France, est partiellement autobiographique, parce qu’il est fondé sur la liaison, d’abord passionnée, de l’auteur avec Mme de Caillavet. Il a voulu écrire un roman psychologique et mondain, où les personnages secondaires sont eux-mêmes inspirés du réel (Choulette est Verlaine) ; un roman charnel, sexuel, aussi, où il n’est retenu que par les limites de la bienséance habituelle à l’époque.

Mon avis : L’union qui unit Thérèse Martin-Bellème à son mari est davantage un mariage de convenance que d’amour. Ainsi, elle a déjà un amant Robert Le Ménil qu’elle finit par quitter avant de se rendre à Florence où elle va rencontrer Jacques Dechartre.
L’auteur dont la plume est poétique, nous livre ici un récit très juste sur la jalousie qu’engendre un amour fou et impossible et, sur les sentiments charnels et puissants.
Je n’ai porté aucun jugements sur les protagonistes puisque Thérèse m’a paru sincère dans ses relations avec ses amants et, Robert Le Ménil m’a fait un peu de peine, on ressent sa souffrance de ne plus être aimé par cette dernière. Quant à Jacques Dechartre, bien qu’il va finir malheureux, j’ai eu moins de peine pour lui. Ceci étant dit, je me suis souvent interrogée sur le ressenti du mari de Thérèse car, bien que l’on devine qu’il se doute des ses « aventures », à aucun moments, on nous laisse percevoir ce qu’il a sur le cœur. Est-ce parce qu’il prête plus d’importance à la politique qu’à elle ? je pense que cela doit être la raison.
Pour conclure, même si certains passages sur la politique m’ont un peu ennuyé, j’ai passé un très bon moment de lecture grâce à la plume de l’auteur qui est magnifique et si juste que j’ai été transportée dans cette histoire passionnante et pleine de charme.

« Une action ne prouve rien. C’est la masse des actions, leurs poids, leur somme qui fait la valeur d’un être humain. »

« Mais l’amour doit être un plaisir, et si je n’y trouve pas la satisfaction de ce que vous appelez mes caprices, et de ce qui est mon désir, ma vie, mon amour même, je n’en veux plus, j’aime mieux vivre seule. »

« On est heureux ou misérable d’une idée ; on vit, on meurt d’une idée. »

« C’est le passé, l’obscur passé qui détermine nos passions. Toutes créature humaine est un être différent en chacun de ceux qui la regardent. »

Surface – Olivier Norek

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.
Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier… Comment se reconstruire dans de telles conditions ?
Mais voilà que soudain, les squelettes des enfants disparus vingt-cinq ans plus tôt, enfermés dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier…

Mon avis : Deuxième livre d’Olivier Norek que je lis et encore une fois j’ai beaucoup aimé. J’ai toute de suite apprécié Noémie tant son caractère nous est bien dépeint et colle parfaitement avec ce qu’elle a vécu.
L’ambiance d’Avalone est quant à elle mystérieuse et on ressent assez vite que certains habitants cachent quelques chose mais sans savoir quoi exactement. Ainsi, j’ai pris un véritable plaisir à suivre Noémie dans son enquête avec ses nouveaux collègues, dans laquelle les révélations et les rebondissements sont nombreux. J’ai aimé aussi la voir évoluer petit à petit psychologiquement et moralement après le drame qui lui est arrivé.
L’intrigue est tellement prenante et crédible que j’ai eu du mal à faire des pauses au cours de ma lecture. De plus, le dénouement est inattendu et ne pouvait pas être mieux recherché.
Pour conclure, c’est un policier à la « cold case » que je ne peux que vous recommander et dont je n’oublierai pas de sitôt.

« Le courage, c’est une qualité. La témérité, c’est une faiblesse. »

Ils en parlent :
Tu vas t’abîmer les yeux, Collectif polar, Killing79, Encore un livre, La Papivore, Mes échappées livresques, L’Œil noir, Les petites lectures de Maud

La faiseuse d’anges – Sandrine Destombes

La commissaire Maxime Tellier se retrouve à devoir enquêter sur une série de meurtres particulièrement violents. Des femmes, entre quarante et cinquante ans, sont assassinées un peu partout en France suivant le même mode opératoire. Le seul point commun des victimes : la Normandie. Max n’a d’autres choix que de quitter sa juridiction parisienne pour collaborer avec les services de gendarmerie de Lisieux où une cellule de crise a été créée.
Une fois sur place, Max comprend rapidement que la région n’est pas le seul élément déclencheur de ces meurtres.
En parallèle, Max se retrouve acculée par un nouvel élément lié à une enquête nettement plus personnelle qu’elle mène depuis trente ans. L’assassin de sa mère vient de refaire surface…


Mon avis : Même si je n’ai pas eu d’attache particulière envers les protagonistes puisque pour ma part, j’ai trouvé qu’ils manquaient de profondeur. J’ai tout de même passé un bon moment de lecture avec ce roman policier. Il faut dire que l’intrigue est bien ficelée avec des retournements de situation qui font que l’on ne peut pas deviner l’identité du coupable. Le mobile des crimes est aussi assez recherché.
En parallèle, j’ai aimé également suivre l’enquête personnelle de Max sur la recherche et la compréhension du meurtre de sa mère même si là, c’est plus ou moins prévisible mais ça reste crédible.
Pour conclure, ce n’est pas un livre qui me restera longtemps en mémoire mais il a tout de même le mérite de m’avoir fait passer un bon moment de lecture d’autant plus, qu’il se lit vite vu que c’est bien rythmé et sans temps morts.

« Les voies du cerveau peuvent paraître impénétrables mais ce n’est pas le cas ! »

« L’homme est un sujet complexe. Il essaie généralement de faire au mieux, avec les armes qu’il a, mais parfois il se perd en chemin. »

« Certaines personnes vivent un amour si fusionnel que lorsque l’un des deux s’en va, l’autre perd une part de lui-même. Comme si on lui avait retiré un organe vital. »

On en parle aussi sur :
Collectif polar

Que ta volonté soit faite – Maxime Chattam

Quatrième de couverture : Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen.
Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin.
Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.


Mon avis : Premier livre que je lis de Maxime Chattam et je ne suis pas déçue car, je trouve le genre original aussi bien dans la narration que dans l’intrigue. Effectivement, j’ai beaucoup apprécié que l’auteur, à travers un « guide » , s’adresse à nous directement en nous décrivant le personnage monstrueux qu’est Jon Petersen.
Au début du livre, j’ai eu un peu peur que ça soit un peur trop dur dans le sujet à travers les actes commis par Jon mais, finalement la plume de l’auteur adoucit quelque peu les passages horribles.
J’ai eu beaucoup de compassion pour Riley et sa mère, fils et femme de Jon Petersen. Tellement la peur qu’ils ressentent envers ce dernier, qu’ils vivent à ses côtés sans penser à réagir mais, juste à obéir pour ne pas subir sa colère.
Autre personnage que j’ai beaucoup apprécié aussi c’est le shérif Jarvis qui va essayer d’élucider les drames qui se passent dans sa bourgade. On ressent ses émotions lors de ces découvertes sur l’enquête et sur ce que vivent les habitants.
Pour conclure, j’ai passé un très bon moment avec ce livre qui pour moi peut-être aussi bien qualifier de thriller que de policier… c’est un roman qui est hors du commun. Bref, il est certain que je lise d’autres œuvres de cet auteur.

« Chaque être humain nait ou grandit en développant certaines habiletés, selon son caractère, ses expériences, ses désirs. »

« Il est des individus que même l’éducation ne peut nettoyer. »

« Finalement les fantômes ne dépendent pas des lieux, il n’y a guère que les hommes et les femmes qui sont hantés, jamais les maisons. »

« La plupart des gens qui haussent la voix le font en se fixant des limites, et s’ils doivent se battre c’est par fierté. »

« S’affirmer copain avec le Seigneur ne faisait pas d’un homme un saint pour autant. »

« Les fantasmes sont des rêves morts là où les désirs sont bien vivants. »

« Les livres répondent à nos manques, bien qu’on appelle cela de la « fiction » parce que c’est plus rassurant. »

Ils en parlent :
Tranches de livres, Marinette, Killing79, Le Capharnaüm éclairé

L’écume des jours – Boris Vian

Quatrième de couverture : L’écume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente, l’une des plus célèbres du XXe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir. Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains.


Mon avis : Cela faisait un moment que je voulais lire cette œuvre mais que je repoussais toujours sa lecture de peur de ne pas accrocher au style de l’auteur. Que dire maintenant que je l’ai lu ? et bien, je dois avouer que même si au début j’ai eu un peu de mal avec le côté surréaliste et loufoque de l’histoire, je me suis mise à apprécier de plus en plus la plume de l’auteur et ses jeux de mots.
L’intrigue est quant à elle triste et drôle à la fois avec des personnages que j’ai trouvé attachant.
Après, je pense que c’est un livre qu’il faut certainement lire plusieurs fois pour bien comprendre tous les aspects.
Pour conclure, bien que j’ai aimé ce roman, il m’est difficile d’en écrire un avis puisque c’est une œuvre que l’on apprécie ou pas et qu’il peut être compliqué à comprendre à des moments. Bref, il demande une certaine concentration du lecteur pour bien tout assimiler.

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun. »

« On se rappelle beaucoup mieux les bons moments, alors à quoi servent les mauvais ? »

On en parle aussi chez :
Marinette

Dernier été pour Lisa – Valentin Musso

On les appelle « les Inséparables » : Lisa, Nick et Ethan, trois adolescents qui grandissent ensemble près du lac Michigan, dans une bourgade du Wisconsin. A la fin de l’été 2004, leur paisible existence vole en éclats : Lisa est retrouvée assassinée sur la plage. Après une enquête bâclée, Ethan, son petit ami, est arrêté et condamné à la prison à vie.
Douze ans plus tard, installé à New York, Nick est devenu écrivain à succès. Mais les fantômes du passé ne sont pas près de le laisser en paix : contre toute attente. Ethan vient d’être remis en liberté. De retour dans sa ville natale, Nick va devoir affronter l’hostilité des habitants, toujours convaincus de la culpabilité de son ami. Pour l’innocenter définitivement et parvenir à se reconstruire, il n’aura d’autre choix que de faire la lumière sur la mort de Lisa et de retrouver le véritable meurtrier.
Avec ce nouveau thriller d’une redoutable efficacité, Valentin Musso nous entraîne au cœur d’une petite ville américaine en apparence sans histoires, et qui cache bien ses secrets.


Mon avis : Bien que la première partie peut paraître un peu longue, elle a tout de même l’avantage de nous dépeindre Nick dans son quotidien et de nous révéler son passé auprès de Lisa et Ethan.
A partir de la deuxième partie, le rythme s’accélère et l’intrigue devient de plus en plus intéressante, notamment grâce à de nombreuses révélations inattendues au fil des pages.
Même si je n’ai pas eu d’attache particulière pour les protagonistes, leur comportement et leur psychologie nous sont très bien dépeints, on peut ainsi aisément se les représenter.
J’ai trouvé également que le dénouement est assez recherché et imprévisible puisque je me suis moi-même interrogée sur l’identité du meurtrier de Lisa sans vraiment être sûre de celle-ci : il faut dire que les possibilités sur le coupable sont assez nombreuses.
Pour conclure, premier livre que je lis de cet auteur et certainement pas le dernier tant j’ai aimé dans ce thriller son écriture et la crédibilité de l’histoire.

« Un écrivain est un peu comme une éponge, il absorbe chaque détail du monde qui l’entoure. »

« Quand on est percé à jour, mieux vaut cesser de faire semblant pour ne pas s’enfoncer dans le ridicule. »

« Certaines personnes ont l’intelligence du crime et peuvent faire preuve d’une incroyable capacité de dissimulation. »

« Quand on cherche la vérité, il faut accepter de tout regarder en face. Sans mettre de côté ce qui pourrait nous déranger. »

« Les personnes qui vous sont les plus proches peuvent parfois vous cacher des secrets. »

« Méfiez-vous : il n’y a qu’un pas de l’arrogance du vainqueur à l’humiliation du vaincu. »

« C’est vrai que les problèmes cessent d’exister quand on y pense plus. »

« Il n’est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. »

Lu dans le cadre du challenge Shiny Summer – Menu : Orage d’été / Catégorie : Se rafraichir en plein cagnard !

Ils en parlent :
Pietro, Des livres et moi, Lettres et caractères