Obsession – David Goodis


Quatrième de couverture : « Tout commença par un rêve brusquement interrompu. La nuit d’hiver devint réalité et Alvin Darby, bien réveillé, vit l’obscurité de la chambre, la blancheur cotonneuse de la couverture qui recouvrait sa femme dans le lit jumeau… »
Mais l’obsession d’une chevelure blonde qui a réveillé Darby va le précipiter sur les chemins de son passé à la recherche d’une vérité qui lui parait horrible. Il lui faudra descendre en enfer pour comprendre et… accepter.

Mon avis : Bien que les premières pages m’ont un peu dérouté, c’est avec plaisir que j’ai ensuite tourné les pages. Au début, je ne comprenais pas très bien la personnalité de Darby mais plus, j’avançais dans l’intrigue et plus son histoire m’a paru claire.
En fait, Darby a des souvenirs avec sa sœur qui remontent à la surface mais, il ne comprend pas pourquoi il devient obsédé par elle, jusqu’à la voir partout. Son passé ressurgissant va alors bouleverser sa vie mettant en péril son couple.
J’ai ainsi ressenti pas mal de compassion pour lui, même si, à des moments quand il divague, j’avais peur qu’il commette le pire mais en fait non, c’est juste quelqu’un de bien qui souffre intérieurement sans l’admettre.
Le dénouement est vraiment à la hauteur de l’intrigue, il ne me fallait pas une autre fin.
Pour conclure, ce roman noir est une très belle découverte, il se lit très bien et il me donne envie de lire d’autres livres de cet auteur.

Dans ma wish list #04

Ayant quitté un Londres sinistre et après une traversée difficile avec Mrs. Escridge, sa mère ruinée, à seize ans, Elizabeth arrive à Dimwood, riche plantation de Géorgie où un parent, William Hargrove, les recueille. Vont-elles l’une recommencer sa vie et l’autre commencer la sienne dans ce pays inconnu où l’hiver n’existe pas, au milieu des magnolias et des roses ? La plantation heureuse cache, cependant, bien des drames. En 1850, les Etats-Unis n’ont jamais été aussi près d’une rupture entre Sud et Nord. La Sécession est dans l’air. Elizabeth croit que rien n’arrive jamais, lorsque, un soir de bal, elle voit Jonathan. Bien entendu, c’est toujours la personne qui n’est pas pour vous, celle ou celui contre qui on vous met en garde, l’ennemi en somme, qui fait battre votre cœur. L’amour ne connaît aucun interdit.
La vie, autour de la jeune Anglaise dont la beauté blonde fait des ravages, s’organise à Savannah, puis en Virginie chez un ami de la famille, « Oncle » Charlie. Là, c’est le tourbillon des fêtes de la société, et la foule des jeunes cousins et cousines, des amis, des serviteurs des Noirs parmi lesquels Betty, vieille femme maternelle, dévouée de tout son âme, et une énigmatique Galloise, Miss Llewelyn, qui régente la plantation de Dimwood et joue secrètement les entremetteuses pour Elizabeth et Jonathan. Celui-ci a épousé une belle femme riche qui a dans les veines un peu de sang noir. Aussi a-t-elle emmené son jeune époux en Europe, à Vienne, où cela n’a aucune importance pour être « reçue ».
En virginie, dans le domaine de Charlie Jones, Elizabeth répond à l’amour de Ned, le fils encore étudiant de son fastueux tuteur. Mais sans oublier Jonathan. Et elle s’interroge : « Peut-on aimer deux hommes à la fois ? » C’est le destin qui en décidera…
Apparenté à toutes les grandes familles du Sud, ayant passé une partie de sa jeunesse dans son pays lointain, Julien green raconte, dans ce livre plein d’amour et de fureur, l’aventure d’un être de désir, car il s’agit pour Elizabeth de posséder la vérité dans une âme et un corps.

A Kiev, Victor Zolotarev, journaliste au chômage, et son pingouin dépressif Micha, rescapé du zoo, tentent péniblement de survivre. Lorsque le patron d’un grand quotidien offre à Victor d’écrire les nécrologies de personnalités pourtant bien en vie, celui-ci saute sur l’occasion. Mais un beau jour, ces « petites croix » se mettent à disparaître à une vitesse alarmante… Crimes commandités par la mafia ou règlements de comptes politiques ?

Elle a été la femme la plus désirée au monde. De Nicolas II à Albert Ier de Monaco, elle a séduit les hommes les plus riches et les plus en vue. A quarante-six ans, soucieuse de préserver sa légende, Caroline Otero s’enferme dans un appartement miteux de Nice qu’elle ne quittera plus. Cinquante ans plus tard, seule et ruinée, elle fait un pari fou, à l’image de sa vie : mourir avant l’aube.

Paris. 1876, Esperanza Gorst, jeune orpheline de dix-neuf ans, choyée par sa mère adoptive et par son précepteur, est chargée par ses bienfaiteurs d’une étrange mission : se rendre en Angleterre dans la grande demeure d’Evenwood pour y devenir la femme de chambre de la baronne Emily Tansor et gagner sa confiance. Car en vérité, la tâche d’Esperanza est de découvrir les secrets sombres et inquiétants que sa nouvelle maîtresse dissimule. des secrets qui puisent leur origine dans une grave injustice commise vingt ans plus tôt et à laquelle les propres intérêts d’Esperanza sont liés. Bientôt, la baronne tombe sous son charme et aspire à devenir son amie. Mais la jeune fille ne perd pas de vue son plan et mène une enquête minutieuse dont elle consigne les moindres détails, à l’intention de ses protecteurs bien-aimés, dans son  » Livre des secrets « . Peu à peu, les dissimulations de Lady Tansor sont révélées au grand jour tandis qu’Esperanza est prise dans un réseau compliqué d’intrigues, de mensonges, de meurtres et de trahisons. Les fils de l’intrigue sont si habilement noués que le lecteur adorera ce  » vingt ans après  » sans avoir lu le premier volet. La Nuit de l’infamie.

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
À l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.
La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Ora Lee Beckworth était loin de se douter que son quotidien basculerait durant l’été 1976. À Mayville, dans le Sud de la Floride, le racisme a la peau dure. Alors qu’Ora engage un vagabond afro-américain que les enfants du coin surnomment M. Pecan, son entourage s’en inquiète. Surtout Blanche, sa gouvernante, elle-même afro-américaine. Car s’il est alcoolique, il n’en demeure pas moins doux et gentil notamment avec les filles de Blanche.
La petite bourgade s’enflamme lorsque le corps du fils du shérif est retrouvé poignardé dans la forêt, non loin du campement de M. Pecan. Il est accusé du meurtre sans la moindre enquête.
Mais Ora Lee est la seule à connaître la vérité. Vingt-cinq ans qu’elle la porte comme un fardeau écrasant. Et il est temps pour Miss Beckworth de raconter la tragique histoire de cet été à Mayville.

Un carrosse lancé à toute allure, dans la nuit, en pleine tempête, un couple fuyant la justice, un arrêt devant une vieille maison isolée sur la lande, occupée par des bandits tenant prisonnière une belle jeune fille…
Les Mystères de la forêt est un roman gothique, baignant dans une atmosphère inquiétante, sur fond d’architecture médiévale et de surnaturel. C’est pour ce livre qu’Ann Radcliffe mérite particulièrement son titre de « maîtresse du suspense ». Roman d’aventures, c’est aussi un roman de la sensibilité : volupté dans le malheur, émotions exacerbées sont mises en avant. Mais le désir et la sexualité refoulée ne sont jamais loin, dans ce livre dont le sous-titre pourrait être « Adeline ou les malheurs de la vertu ».

Un beau matin, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. Le hasard veut qu’ils échouent dans la même grange. Dérangés par cette rencontre fortuite, ils se rendent à l’évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal.
Le succès ne se fait pas attendre. Commence alors, à bord d’un car de tourisme flambant neuf, une folle tournée à travers la Finlande. Parmi la trentaine de suicidaires de tous poils qui s’embarquent pour l’aventure : un joyeux boute-en-train et un vieux Lapon sympathique et retors, éleveur de rennes, qui voient là une issue inespérée à leurs infortunes. Un périple loufoque mené à un train d’enfer, des falaises de l’océan arctique jusqu’au cap Saint-Vincent au Portugal. L’occasion aussi d’une réflexion férocement drôle sur le suicide.

Un jour de 1894, un météore s’abat près de Londres, bientôt suivi de nombreux autres. Des cratères calcinés qu’ils ont creusés dans le sol émergent alors d’énormes tripodes de métal, terrifiants engins de guerre venus de Mars pour envahir la Terre ! Face à leur rayon mortel, les armes terrestres s’avèrent dérisoires et les survivants ne peuvent que fuir à travers les ruines fumantes des villes et les campagnes ravagées pour tenter d’échapper à une mort qui semble inéluctable…

Disant adieu à son adolescence écossaise, Mary Mackenzie embarque pour l’Orient extrême. À Pékin, dans le quartier des ambassades, l’attend son futur mari, un homme dont elle ne sait rien, représentant la Couronne britannique auprès du dernier empereur. Très vite, la jeune Mary étouffe sous le carcan des convenances diplomatiques et conjugales alors que, dehors, l’aventure l’appelle. Des rues grouillantes aux senteurs enivrantes des marchés, de l’art floral au rituel du thé, de la Cité interdite à l’insurrection des Boxers, sa quête éblouie va la mener à l’amour. Éprise d’un officier nippon, rejetée par son mari, méprisée par ses compatriotes, Mary doit fuir au Japon où l’attendent de nouveaux combats.

A Kingdom Come, bourgade du sud des Etats-Unis, la vie suit son cours, paisible. Thomas, unique entrepreneur de la ville, doit s’occuper de ses trois frères, reliés par les os du crâne, contraints de partager le même énorme cerveau. Mais d’étranges fantômes sortis du bayou – ou de son imagination – viennent le hanter. Ceux de son père qui s’est suicidé et de sa mère mystérieusement disparue ; celui d’un enfant de six ans qu’il a jadis retrouvé mort au cœur du marais ; et l’âme de sa grand-mère, clouée par une faucille au toit de l’école, il y a bien longtemps. Thomas devra affronter ce lourd passé et, si possible, en percer les mystères afin que Kingdom Come retrouve sa sérénité. La plume brillante de Tom Piccirilli dresse le portrait d’une Amérique effrayante, burlesque et ensorcelante qui évoque celle d’Harry Crews ou le Twin Peaks de David Lynch.

Écrit dans le feu de l’Histoire, Suite française dépeint presque en direct l’exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d’une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard… Peu à peu l’ennemi prend possession d’un pays inerte et apeuré. Comme tant d’autres, le village de Bussy est alors contraint d’accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l’occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent…
Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l’âme de chaque Français pendant l’Occupation, enrichi de notes et de la correspondance d’Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d’une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.

L’envers vaut l’endroit, à moins qu’il n’y ait ni envers ni endroit… L’enfer est infernal mais tellement habitable ! Un homme assassine son grand-père avant que son propre père soit né… Vous avez sans doute reconnu cette logique très particulière, cet humour imperturbable : il s’agit, oui, de l’auteur de Fantômes et Farfafouilles dont voici vingt autres nouvelles pour le moins aussi étonnantes.
La gageure est de taille, mais il chevauche les difficultés avec un talent prodigieux. Quel que soit le thème choisi (il a un faible pour les machines à traverser le Temps), il reste fidèle à son raisonnement dont la logique rigoureuse débouche toujours sur l’improbable le plus inattendu. La porte de son univers est fermée à quiconque est allergique à l’humour.

Chambres noires – Karine Giebel

Quatrième de couverture : Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires. Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d’être sale, d’être rien, moins que rien. Ces dangers qu’on n’a pas vus venir, ces risques qu’on n’a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n’a pas eu la force de résister.
Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs.
Il y a ce manque de chance.
Il y a cette colère, ce dégoût.
Il y a…
Dès fois où on préférerait être mort.
Un nouveau recueil de textes noirs, humains, bouleversant et engagés.

Le Vieux Fusil – résumé : L’histoire d’un homme qui a commis involontairement un accident de voiture ayant fait deux victimes. La famille qui se venge sur lui afin qu’il purge sa peine.

L’Armée des ombres – résumé : Mathilde est sans domicile fixe, elle fait du ménage dans des entreprises via une société dirigée par Mr Habib. A cause de ce dernier, sa collègue Rosetta a mis fin à ses jours.

Un monde parfait – résumé :
Axel, Julie et leur fils Dylan partent en vacances dans une maison qu’ils ont loué mais, leur séjour va se transformer en cauchemar.

Au revoir les enfants – résumé : Yvonne, 96 ans est dans un Ehpad, elle nous raconte son présent face au Covid et son passé quand elle était une Résistante qui a été déportée.

Sentence – résumé : Aryana et Kamail sont amoureux mais c’est un amour interdit dans leur pays. Ayant été surpris ensemble, Aryana est condamnée à mourir.

Dans les bras des étoiles – résumé : L’histoire d’un homme qui vit à la rue avec son chien Sam. Il nous raconte son enfance, comment il a perdu sa mère et pourquoi il ne voit plus son père.

Les hommes du soir – résumé : Le narrateur qui fait partie d’une ethnie en Afrique nous raconte le carnage qu’il a vu dans son village. Maintenant, il fuit avec des amis pour la Libye croyant à une vie meilleure mais ce qui les attend est horrible.

L’escalier – résumé : Mahdi, 8 ans né d’une mère malienne et d’un père français nous raconte son quotidien : son père qui sombre dans l’alcool, le manque d’argent au foyer… Un jour, il sympathise avec sa voisine d’un certain âge qu’il va considérer comme sa grand-mère.

Mon avis : Ces huit nouvelles m’ont toutes touchées, ce sont des histoires très réalistes avec en commun des personnages qui souffrent psychologiquement au quotidien.
Je ne peux pas dire la nouvelle que j’ai le plus préféré car elles sont toutes bien avec toujours une fin plus ou moins inattendue. Par contre, je n’ai pas bien compris le dénouement de « Un monde parfait ».
Je ne rentrerai pas plus en détails dans ces nouvelles, juste que je vous conseille de lire ce livre. C’est bouleversant mais, c’est aussi une prise de conscience sur ce que vivent certaines personnes à qui l’on ne prête pas forcément attention. Bref, le quotidien des gens écorchés par la vie.

C’est lundi que lisez-vous ? #04

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous incontournable de la blogosphère et c’est avec plaisir que j’ai décidé de partager avec vous mes lectures passées, en cours mais aussi à venir !

• Qu’ai-je lu la semaine passée ?
• Que suis-je en train de lire en ce moment ?
• Que vais-je lire ensuite ?

Lectures passées :

Lecture en cours :

Quatrième de couverture : Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.
Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur.
Cette sensation d’être sale, d’être rien, moins que rien. Ces dangers qu’on a pas vus venir, ces risques qu’on n’a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n’a pas eu la force de résister.
Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs.
Il y a ce manque de chance.
Il y a cette colère, ce dégoût.
Il y a …
Dès fois où on préférerait être mort.
Un nouveau recueil de textes noirs, humains, bouleversants et engagés.

Lecture à venir :

Quatrième de couverture : Tout commença par un rêve brusquement interrompu. La nuit d’hiver devint réalité et Alvin Darby, bien réveillé, vit l’obscurité de la chambre, la blancheur cotonneuse de la couverture qui recouvrait sa femme dans le lit jumeau… » Mais l’obsession d’une chevelure blonde qui a réveillé Darby va le précipiter sur les chemins de son passé à la recherche d’une vérité qui lui paraît horrible. Il lui faudra descendre en enfer pour comprendre et … accepter.

Mon ami Dahmer – Derf Backderf

Quatrième de couverture : Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland. Au début des années 1970, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d’amitié et font leur scolarité ensemble jusqu’à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l’un des pires serial killers de l’histoire des Etats-Unis. Arrêté en 1991, puis condamné à neuf cent cinquante-sept ans de prison pour une série de dix-sept meurtres, Dahmer, surnommé « le cannibale de Milwaukee », finira assassiné dans sa cellule en 1994. Mon ami Dahmer est le récit de la jeunesse de ce tueur.

Mon avis : Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’avais jamais entendu parler de ce serial-killer, c’est un ami qui m’a offert ce livre.
Ce que j’ai aimé dans ce récit, c’est avant tout le fait qu’il nous offre un point de vue de Jeffrey Dahmer par un ancien camarade de classe donc l’auteur lui-même. Il précise bien que ce roman graphique n’a pas été écrit dans le but de ressentir de la compassion pour Dahmer mais, que durant l’adolescence de ce dernier, il y avait déjà certains signes avant-coureur qui auraient pu alarmer les adultes sur ce qu’il allait devenir.
Jeffrey Dahmer grandit dans un milieu familial compliqué : ses parents divorcent au moment où il commence à ressentir un besoin obsessionnel de tuer. Avant de franchir ce pas, il plonge dans l’alcool aux abords du lycée pour « faire taire » ses pulsions. Beaucoup d’élèves s’en aperçoivent et donc l’auteur aussi mais, Dahmer est un garçon solitaire, étrange certes, mais qui ne cause pas d’ennuis à cette période. D’ailleurs, c’est ce que disent plus tard les professeurs qui l’ont eu pour élève et c’est pour cela qui n’ont pas réagit.
« Mon ami Dahmer » est un roman graphique très intéressant qui en plus de nous conter la jeunesse de ce tueur, nous fait prendre conscience que l’on devrait intervenir quand on ressent un certain mal-être chez un individu, même si ça ne change pas son devenir.

« Dahmer savait pertinemment que ses pulsions sexuelles étaient malsaines et déviantes. Mais il n’avait personne vers qui se tourner. Il était seul avec son cauchemar. « C’était impossible à partager », expliquerait-il par la suite. Cette obsession des cadavres et des viscères hantait Dahmer, mais elle le remplissait aussi de révulsion et d’un sentiment grandissant de panique. »

« Depuis cette nuit-là dans l’Ohio, depuis cette impulsion nocturne, plus rien n’a été pareil. Ca vous marque à vie. Après cet événement, je me disais que j’allais essayer de vivre aussi normalement que possible et d’enterrer tout ça, mais ces choses-là ne restent pas enterrées. » – Jeff Dahmer entretien avec le Dr Kenneth Smail, psychologue – Police du Milwaukee, 26 août 1991.


Lu dans le cadre du challenge Shiny Summer – Menu : Sable chaud / Catégorie : Château de sable.

Code 93 – Olivier Norek

Quatrième de couverture : Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le « Code 93 » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

Mon avis : Premier roman écrit par Olivier Norek, lui-même lieutenant de police à la section Enquête et recherche dans le 93. Ainsi, vous l’aurez compris pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, l’histoire se déroule en Seine-Saint-Denis.
Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un polar d’une traite car, une fois commencé, il m’a été impossible de le lâcher. Il faut dire que le scénario est bien trouvé, le rythme est haletant, et les protagonistes sont très attachants. Il y a également les dialogues qui sont bien construits et qui ne manquent pas d’une pointe d’humour.
On voit également que l’auteur est lui-même du métier car il nous donne des explications sur certaines abréviations et sur la politique de travail ce qui nous apporte un côté bien instructif dans le domaine. On ressent aussi qu’il connaît bien la Seine-Saint-Denis puisqu’il mentionne le décor et les délits dont est réputé ce département. Il n’hésite pas non plus à nous décrire l’état des corps dans lesquels ils ont été retrouvé… c’est assez atroce.
En conclusion, j’ai trouvé que tous les ingrédients sont réunis ici pour offrir aux lecteurs un polar qui tient en haleine du début à la fin puisque l’intrigue est crédible et bien travaillée. Quant au Capitaine Coste et son équipe : on a qu’une envie, c’est de les retrouver dans une autre enquête. Bref, Olivier Norek est un auteur que je vais continuer à lire !

« Longer les couloirs d’une PJ, c’est faire face à ce que l’homme recèle de pire en lui. »

« Ceux qui n’ont rien à perdre sont les plus dangereux. »

Zoom sur : Harlan Coben

Bonjour tout le monde, pour ce nouveau rendez-vous, zoom sur Harlan Coben : un auteur que j’aime lire de temps en temps et qui m’a jusqu’à maintenant jamais déçu.

Harlan Coben naît dans une famille juive à Newark dans le New Jersey, mais grandit et poursuit ses études à Livingston en compagnie de son ami d’enfance, le futur homme politique Chris Christie, dans la Livingston High School.
Il étudie ensuite les sciences politiques au Amherst College, où il est membre de la fraternité Psi Upsilon avec l’auteur Dan Brown. À la sortie d’Amherst, il travaille dans une agence de voyages que possédait son grand-père. Il vit maintenant à Ridgewood dans le New Jersey avec sa femme, le docteur Anne Armstrong-Coben, pédiatre, et leurs quatre enfants.
Il est le premier auteur à avoir reçu trois des prix majeurs de la littérature policière aux États-Unis : le prix Edgar-Allan-Poe, le prix Shamus et le prix Anthony.

Ci-dessous sa bibliographie avec les liens de mes chroniques pour ceux que j’ai lu.

  • 1990 : Sans un adieu
  • 1991 : Remède mortel
  • 1995 : Rupture de contrat (série Myron Bolitar)
  • 1996 : Balle Match (série Myron Bolitar)
  • 1996 : Faux rebond (série Myron Bolitar)
  • 1997 : Du sang sur le green (série Myron Bolitar)
  • 1998 : Temps mort (série Myron Bolitar)
  • 1999 : Mauvaise base (série Myron Bolitar)
  • 2000 : Peur noire (série Myron Bolitar)
  • 2001 : Ne le dis à personne (adapté en film)
  • 2002 : Disparu à jamais (adapté en série française)
  • 2003 : Une chance de trop (adapté en mini-série française)
  • 2004 : Juste un regard (adapté en mini-série française)
  • 2005 : Innocent (adapté en série espagnole)
  • 2006 : Promets-moi (série Myron Bolitar)
  • 2007 : Dans les bois (adapté en série polonaise)
  • 2008 : Sans un mot (adapté en série polonaise)
  • 2009 : Sans laisser d’adresse (série Myron Bolitar)
  • 2010 : Faute de preuves
  • 2011 : Sous haute tension (série Myron Bolitar)
  • 2011 : A découvert (série Mickey Bolitar)
  • 2012 : A quelques secondes près (série Mickey Bolitar)
  • 2012 : Ne t’éloigne pas (adapté en série anglaise)
  • 2013 : Six ans déjà
  • 2013 : A toute épreuve (série Mickey Bolitar)
  • 2014 : Tu me manques
  • 2015 : Intimidation (adapté en série française)
  • 2016 : Double piège
  • 2016 : Sans défense (série Mickey Bolitar)
  • 2018 : Par accident
  • 2019 : Ne t’enfuis pas
  • 2020 : L’inconnu de la forêt
  • 2021 : Gagner n’est pas jouer

Deux et deux font trois – Françoise Giroud

Quatrième de couverture : Voici l’histoire d’une femme, Marine, avec les deux hommes de sa vie. Le premier, Igor, impétueux, elle l’a connu dans la Résistance. Ils se sont aimés dans l’atmosphère exaltante du danger et du combat clandestin. Mais une fois passés les temps héroïques, il faut retomber dans le trivial du quotidien, elle, journaliste, lui, assistant metteur en scène. Dure épreuve pour un amour romantique. Il n’y résisterait pas si Igor n’était victime d’un accident dramatique. Alors Marine le tient à bout de bras dans cette épreuve.
Mais un autre homme est entré dans la vie de Marine, un brillant journaliste anglais, David, dont elle est passionnément éprise, et qui ne veut pas la partager. Lequel des deux hommes va-t-elle sacrifier ?
Sur la toile de fond une histoire tumultueuse, de la guerre de 40 à la guerre d’Algérie, la romancière du Bon plaisir nous offre une grand histoire d’amour et le portrait d’une femme résolue à ne jamais (se) mentir.

Mon avis : Je n’avais encore jamais lu cette romancière et je suis contente de l’avoir découverte avec ce court roman qui fait un peu plus de cent-cinquante pages. Le caractère d’Igor et de Marine nous sont bien dépeints, ainsi on comprend bien leurs agissements et leurs sentiments l’un pour l’autre.
Bien qu’au début j’ai trouvé Igor un peu « dur » avec Marine, il se montre tendre et compréhensible avec elle quand il devient infirme, car cette dernière le soutient et est toujours à ses côtés jusqu’au jour où elle rencontre David, un homme possessif. Cela ne tient qu’à elle de choisir entre ces deux hommes car Igor lui donne sa liberté.
C’est avec des mots simples, sans passer par quatre chemins que Françoise Giroud nous conte donc ce dilemme amoureux. J’ai ressenti alors une certaine compassion pour Marine et Igor. Impossible de prendre parti pour l’un et l’autre. J’espérai juste que Marine ne finisse pas avec David car il ne faut pas oublier qu’elle a deux enfants avec Igor.
Il y a aussi dans ce court récit, des choses intéressantes sur la seconde guerre mondiale, le métier de journaliste et aussi sur celui de metteur en scène même si ce n’est qu’effleurer brièvement.
Quant à la toute fin, elle est totalement inattendue et m’a un peu chamboulé car je m’attendais pas à un tel sort du destin.
Pour conclure, c’est un roman touchant qui dégage beaucoup de réalisme dans de telles circonstances et malgré qu’il soit court, il est assez poignant. Bref, je pense que lirai d’autres œuvres de cette autrice.

Juste un regard – Harlan Coben

Quatrième de couverture : Et si votre vie n’était qu’une vaste imposture ? Si l’homme que vous avez épousé dix ans auparavant n’était pas celui que vous croyiez ? Si tout votre univers s’effondrait brutalement ?
Pour Grace Lawson, il aura suffi d’un seul regard sur une vielle photo prise vingt ans plus tôt pour que tout s’écroule. Ses souvenirs, son mariage, ses amis : tout n’était qu’un tissu de mensonges.

Mon avis : La quatrième de couverture étant brève sur l’histoire, je prends le choix de ne pas vous en dire davantage. La seule chose que je peux vous dévoiler c’est que la vieille photo que trouve Grace est liée à un fait-divers remontant à plusieurs années. Ce fait-divers va donc ressurgir engendrant ainsi vengeance et révélations.
Même si j’ai aimé l’idée de l’intrigue, le rythme et aussi le suspense car oui, j’avais très envie de connaître le dénouement néanmoins, je dois reconnaître qu’au début je me suis un peu perdue avec tous les protagonistes. Il faut aussi s’accrocher pour tout assimiler car bien que ça soit crédible, il y a quand même pas mal de choses qui arrivent à certains personnages en parallèle ainsi, ça demande une certaine concentration.
Quant au dénouement, bien qu’il soit recherché, il est quand même complexe à comprendre mais quand on s’attarde davantage à le lire et bien cela reste tout de même une fin réussie.
Pour conclure, ce n’est certes pas le meilleur thriller de l’auteur que j’ai lu jusqu’à maintenant, mais il reste tout de même prenant et m’a quand même fait passer un moment de lecture agréable et ça c’est le principal.

« Un voisinage forme une entité, un corps, et quand quelque chose ne va pas, ça se sent. »

« On n’enterre pas le passé. »

« Le problème avec un drame, c’est qu’il faut continuer à vivre. On n’a pas le choix. »

« Toute force morale a ses limites. »

Lu dans le cadre du challenge Shiny Summer – Menu : Été ensoleillé / Catégorie : Policier & Thriller

C’est lundi que lisez-vous ? #03

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous incontournable de la blogosphère et c’est avec plaisir que j’ai décidé de partager avec vous mes lectures passées, en cours mais aussi à venir !

• Qu’ai-je lu la semaine passée ?
• Que suis-je en train de lire en ce moment ?
• Que vais-je lire ensuite ?

Lecture passée :

Lecture en cours :


Quatrième de couverture : Et si votre vie n’était qu’une vaste imposture ? Si l’homme que vous avez épousé dix ans auparavant n’était pas celui que vous croyiez ? Si tout votre univers s’effondrait brutalement ?
Pour Grace Lawson, il aura suffi d’un seul regard sur une vieille photo prise vingt ans plus tôt pour que tout s’écroule. Ses souvenirs, son mariage, ses amis : tout n’était qu’un tissu de mensonges.

Lectures à venir :

Quatrième de couverture : Voici l’histoire d’une femme, Marine, avec les deux hommes de sa vie. Le premier, Igor, impétueux, elle l’a connu dans la Résistance. Ils se sont aimés dans l’atmosphère exaltante du danger et du combat clandestin. Mais une fois passés les temps héroïques, il faut retomber dans le trivial du quotidien, elle, journaliste, lui, assistant metteur en scène. Dure épreuve pour un amour romantique. Il n’y’ résisterait pas si Igor n’était victime d’un accident dramatique. Alors Marine le tient à bout de bras dans cette épreuve.
Mais un autre homme est entré dans la vie de Marine, un brillant journaliste anglais, David, dont elle est passionnément éprise, et qui ne veut pas la partager. Lequel des deux hommes va-t-elle sacrifier ? Sur la toile de fond d’une histoire tumultueuse, de la guerre de 40 à la guerre d’Algérie, la romancière du Bon Plaisir nous offre une grande histoire d’amour et le portrait d’une femme résolue à ne jamais (se) mentir.

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